jeudi 22 juin 2017

Jeudi 22 juin

 

Grotte du Camping des Roches / Trou du Riri 

( Judi, Pat )

 

     En avril dernier, nous avions fini, en deux séances, la topo de cette cavité. Le report effectué, je constate en comparant avec l'ancien croquis que tout concorde à peu près sauf une galerie que nous aurions peut-être loupé la dernière fois. Je convaincs Judi d'y retourner pour lever l'incertitude. 
     Mais au bout d'une heure à fureter partout, force est de constater que cette galerie n'est en fait qu'un diverticule mal figuré que nous avions déjà topographié...
     Rejoint par Hubert, nous descendons alors dans une deuxième cavité s'ouvrant sur son camping : le Trou du Riri ( Henri Chambouleyron dont la maison s'ouvre à 40 m de l'entrée ).

L'entrée du Trou du Riri ( aussi appelé "Trou soufflant de Vogüé" ) dont l'entrée, initialement grosse comme le point, laisse parfois exhaler en hiver une belle colonne de vapeur...
  
     La cavité débute par une série de ressauts étroits pour finir par un P7 recoupant une galerie.

Une échelle se révèle bien pratique pour descendre la fin du P7.
  
     Nous remontons la galerie Nord qui bute à droite sur une petite salle concrétionnée et à gauche sur un laminoir terreux aspirant un petit courant-d'air. On aperçoit au bout la suite étroite mais son dégagement nécessiterait quelques allers-retours de gamate... ( Voir CR Blog du 27/12/14 ).

La petite salle à l'amont.
  
Le laminoir ventilé, objet par le passé d'un début de désobstruction.

     De retour à la base du puits, nous descendons vers la galerie Sud qui se termine sur une salle boueuse barrée par une trémie. Sur le côté un petit boyau permet d'apercevoir une suite en hauteur défendue par une étroiture verticale entre terre et roche mère. Judi entreprend de la forcer et réussi à passer. A l'aide d'une pierre plate il agrandit le passage pour les larges épaules d'Hubert...
     Nous voilà en première de l'autre côté de la trémie. On grimpe dans une salle déclive argileuse. Au plafond, un fin plancher stalagmitique suspendu traverse toute la salle.

L'arrivée dans la salle argileuse sous le plancher stalagmitique.


Le haut de la salle avec son fragile et musical plancher.
  
     Malheureusement l'extrémité de la salle est colmatée de toute part et seul un petit boyau, à l'opposé, laisse envisager un suite étroite mais protégée par des concrétions.

Au bout de la salle le départ du boyau étroit.

     Pendant qu'Hubert entame la remontée nous démarrons la topo. Le report nous donnera 88 m de développement pour 22 m de profondeur. La salle nouvellement découverte est à moins de 10m de la galerie Nord-Ouest de la grotte du camping des Roches mais la jonction semble problématique au vu des colmatages. Quant au laminoir Nord, il se dirige vers les barres rocheuses au pied desquelles s'ouvrent quelques entrées étroites. A revoir...                                              Pat 

 
 


mardi 13 juin 2017

Lundi 12 juin
Pat & Thierry
aven du Ranc Vidal

Petite virée dans cet aven ayant fait l'objet d'une "monstre" désobstruction de la part du S.C.Joyeuse reprise par le S.C.A.

Priorité à l'aval où l'on entend le ruisselet s'écouler sous les pieds ; le dégagement de quelques gamates permet de mieux appréhender le terminus qui demandera un élargissement sur un mètre. La suite paraît (un peu) plus grande...


Le travail effectué par Joyeuse a vraiment été considérable !
Pat découvre même une énorme tique gorgée de sang au fond ; ce n'est pas la 1ère fois que nous en trouvons sous terre : sauve qui peut !

Poursuite des investigations à l'amont où une méchante trémie demandera quelques aménagements pour franchir le terminus. Pat trouvera néanmoins une prothèse à son goût !

dimanche 11 juin 2017

Samedi 10 juin
Pat & Thierry
Plateau de Bellefond
Massif de la Chartreuse


Retour à d'anciens amours datant des années 1980 ! Les explorations sur le plateau de Bellefond n'avaient pas exaucé les espoirs de pénétration au même titre que ses prestigieux voisins, Dent de Crolles et Aulp du Seuil. Néanmoins il restait à revoir queques terminus avec des moyens plus modernes...
Fontaine Noire du Guiers Mort est un captage du collecteur drainant le plateau et présentant deux rivières : l'une explorée par Bertrand Léger puis Freddo Poggia, l'autre par Patrick Floutier et Thierry Marchand.

La montée est raide, empruntant un étroit couloir entre falaises mais elle offre un beau point de vue sur le synclinal perché de la Dent de Crolles !

L'objectif d'aujourd'hui est de retrouver les différentes cavités à revoir et de les pointer précisément ; le karst de Bellefond offre une superficie plus réduite encore que la Dent de Crolles et la moitié du plateau est oblitérée par le chaos du même nom, souvenir des anciens glaciers (au loin, l'Aulp du Seuil).


Après avoir gratouillé un premier trou ventilé, nous privilégions la partie supérieure du massif, la neige ne subsistant que dans quelques cavités.
Le gouffre Murcia (-105) est le plus profond du massif et a été exploré par Raphaël Sauzéat et Thierry ; étroit et très ébouleux ce n'est pas un objectif.


Finalement toutes les cavités sont retrouvées, mes souvenirs de 35 ans n'étant pas si mauvais (les coordonnées sûrement !), Pat descendant même une paire de puits avec du matos ultra-light et dont l'une continue au-delà du névé...
Finalement une demi-douzaine de nouvelles cavités, les anciennes pointées, reste à se motiver quant au portage de deux heures nécessaire pour approfondir la question !

vendredi 9 juin 2017

Mercredi 7 juin 

 

Grotte n°1 du chemin de fer


     Poursuite de la reprise topographique de quelques grottes du secteur de Vogüé.
     Aujourd'hui c'est le tour de cette toute petite cavité dont l'entrée, fermée par une grille, se situe à moins d'un mètre de la D103, juste protégée par un muret. 


Une échelle est nécessaire pour descendre le P3 d'entrée. L'ouverture originelle a été en partie refermée et bâtie car elle empiète sur la route au dessus.
      Arrivé en bas, mauvaise surprise ! J'atterris sur un monticule d'objets hétéroclites qui ont été déversés dans le puits. La cavité a servi de dépotoir...






          La galerie rectiligne axée Nord-Sud développe une cinquantaine de mètres. A l'amont elle remonte légèrement et se transforme en laminoir qui bute sur une trémie proche de la surface ( racines ).
    A l'aval elle devient très boueuse et des traces de mise en charge sont visibles en hauteur.
      En surface, un fossé drainant aboutit à l'entrée du trou où se déversent les eaux de pluie qui noient intégralement la grotte.

La galerie "aval" et ses dépots argileux.



A 1,5 m de haut, 20 cm sous le plafond la trace noire des mises en charge.







     Le fond de la galerie aval s'arrête sur une trémie ou une jonction "à la voix" aurait été établie avec la grotte n°2 située plus en aval en bordure, elle, de l'ancienne voie de chemin de fer.( Elle fera l'objet d'un prochain relevé.)


Le terminus de la galerie aval. On aperçoit au fond l'éboulis de blocs qui l'obstrue. La galerie se noyant, les "détritus flottants" sont amenés par le courant et s'y échouent quand l'eau se retire : lamentable !
                                                                                               


L'ancienne topo du SCAV des années 60. L'éboulis en bas du puits est bien représenté mais sans les immondices qui ont du être jetés ultérieurement.
                                            
                                                                                                                                                   Pat
Jeudi 8 juin
Pat & Thierry
aven du Pin béni (Chauzon)


Retour dans cet aven découvert en 2015 pour poursuivre la désobstruction entamée à - 33 dans l'entonnoir terminal.

La descente du superbe P15 est vite consommée pour aller chercher la fraîcheur souterraine.



L'équipement du ressaut dans le méandre étroit mais propre qui suit.


La désobstruction peut commencer avec une boue bien humide et collante mais finalement ça avance assez vite.

Malheureusement, le fort courant d'air semble choisir une cheminée même si 1 m plus bas le conduit semble plus large sous le colmatage...

Retour vers le soleil 2h1/2 plus tard.

vendredi 2 juin 2017

Mercredi 31 mai :

 

Grotte de l'Abbé Chaze

 

     En 2012, muni de la carte IGN sur laquelle elle est pointée, je pars, dans les bois de St Germain, à la recherche de cette grotte explorée en 1936 par De Joly, référencée dans le "Balazuc", mais perdue depuis.
     Au point indiqué : rien du tout... Mais à une soixantaine de mètres au Nord-Ouest : bingo ! je tombe sur une cavité qui correspond à la description.
     Récemment sollicité par Gilbert Platier pour essayer de tirer au clair certains points d'interrogations du secteur St Germain/Vogué, j'y retourne par cette orageuse après-midi pour lever la topo et faire quelques photos.



La " large bouche" d'entrée.

Au bas du puits, le départ de la galerie Est...

Encombrée par un éboulis...

Et se terminant, au bout de quelques mètres, sur un colmatage.

A l'opposé, une courte galerie coupée par un R3 débouche sur une petite salle au sol défoncé.

Le ressaut donnant accès à la salle. ( C'est sans doute là qu'aurait séjourné l'abbé en question... )

La salle est tout petite et pas top au niveau du confort...

Depuis ma dernière visite, le sol de la salle a été fouillé comme en témoignent les excavations et les blocs amoncelés le long de la paroi.

Est-ce la présence de nombreux tessons qui a attiré les convoitises ?

A l'extrémité de la salle, sous une coulée, un toboggan terreux et sans suite, mène au point bas de la cavité.

Par endroits, sur la paroi, de curieux conglomérats de cailloutis.

Au retour, à une cinquantaine de mètres plus au sud, je retombe sur le petit puits de 3 m découvert il y a cinq ans, mais de nouveau j'ai oublié la corde pour pouvoir le descendre...

     Pour conclure : cette cavité semble bien être celle de l'Abbé Chaze.

     " C'était la triste époque ( les guerres de religion ) où les curés se cachaient dans les grottes pour survivre, comme ce pauvre abbé Chaze de St Germain qui n'avait pas voulu jurer..."   ( Les cahiers de Sophie d'Hélène Gimond )

     La grotte du Chemin de fer située au bord de la route au Sud-Ouest du hameau des Chazes a été, à tort, souvent appelée aussi grotte de l'abbé Chaze mais ce sont bien deux cavités différentes.
                                                                                       Pat