samedi 9 décembre 2017


Jeudi 7 décembre :

 

Grotte des Châtaigniers  ( Vallon Pont-d'Arc )


(  Jean-Jacques DELANNOY, Stéphane JAILLET, Kim et Pat GENUITE  )


        Je suis de nouveau réquisitionné par mon fiston pour retourner dans cette cavité que nous avions déjà visité ( voir CR du 27/02 ). Aujourd'hui, accompagnés par deux éminents karstologues du laboratoire EDYTEM, il s'agit d'aller échantillonner pour des datations U-Th des remplissages et concrétionnements, de poser une sonde "Reefnet" dans le siphon terminal et, si on a le temps, de lever une topo géomorpho de la salle du fond.

     Arrivés sur place nous apercevons de loin, en contrebas du trou, un groupe de spéléos déjà équipés et prêts à descendre. Je m'approche...  Mais je le reconnais celui là.
     C'est Abel accompagné de trois spéléos Privadois ! L'accord est vite trouvé : ils passent devant en équipant et nous récupérerons toutes les cordes au retour.





     La descente s'effectue tranquillement et nous nous retrouvons tous au sommet du grand toboggan.



    Nous cassons la graine pendant qu'Abel finit d'équiper le fond et commence à remonter avec ses acolytes.

     Pendant que mes équipiers scrutent, examinent, supputent... je m'éclipse et fonce au fond pour finir d'équiper l'accès au siphon et tanquer un Spit afin d'installer la cornière du Reefnet car on n'a pas pris le perfo .

Le petit siphon terminal ( qui attend toujours son valeureux plongeur ) a bien baissé d'un bon mètre depuis notre dernière visite de février.
     
        Nos spécialistes sont enfin dans la salle terminale et les discussions vont bon train pour déterminer quels échantillons choisir.




     Finalement une stalagmite trapue, bien boueuse et vieillotte, fera l'affaire. Mais elle se vengera et plombera bien le kit de Kimi au retour.



Photo : Stéphane JAILLET



   

Sciée, scannée, auscultée et datée, elle nous révèlera bientôt tous ses secrets.
     Me voici avec un beau bébé de 10 kilos sur les genoux qui fait l'admiration de nos spécialistes. En se penchant sur sur son berceau, ils détectent déjà des lamines noires concentriques typiques du Gravettien ou de l'Aurignacien ( je ne sais plus très bien, mais j'avais bien vu à sa tête qu'elle n'était pas toute jeune...) 


     Au sol, à moitié enterrée par l'argile, une autre candidate pointe le bout de son nez ( enfin ce qu'il en reste...)


      L'argile l'entourant, délicatement découpée, montre une stratification des sédiments qu'il faut prélever pour analyse.
      Avant de l'extraire complètement de sa gangue, Jean-Jacques, sans l'avoir encore vue, dessine son profil sous l'argile. On la sort et c'est exactement ça.
      Vraiment trop forts ces scientos !

     Un troisième échantillon sera récupéré à la remontée et l'ensemble de notre collecte sera étiqueté et emballé avec soin pour éviter la casse.



       C'est enfin l'heure de plier bagage et de sortir. Je ferme la marche en déséquipant précédé par Kimi qui découvre les joies que peut procurer la remontée d'un kit lesté de grosses "pavasses".
                                                                                     Pat

mardi 21 novembre 2017

Dimanche 19 & mardi 21 novembre
Plateaux de Balazuc & Chauzon
Benjamin & Thierry
Dimanche après-midi est consacré à la reprise des travaux à la mystérieuse résurgence des Aulagners, crachant plusieurs centaines de litres/seconde au travers de plusieurs griffons en crue.
Ayant ouvert il y a bien longtemps un ressaut dans la trémie de la principale reculée, nous avions arrêté les travaux, la suite étant trop exposée. Les différentes crues ayant provoqué une érosion régressive du versant, décision est prise d'attaquer en profondeur au niveau de la rupture de pente.


Il faut d'abord évacuer une énorme dalle pour accéder à la zone de déblaiement ; après dégagement de la terre, le tire-fort de Benji va bien nous aider pour l'extirper de sa position !
La dalle suivante ne résistera pas à la traction, encore trop enterrée ! Après l'évacuation de plusieurs petits blocs , il reste un travail de titan à opérer entre consolidation du versant et recherche du passage le moins exposé en profondeur. Mais l'endroit est sympa et le défi ne nous fait pas peur !
Mardi nous allons revoir une série de départs repérés par Benjamin aux alentours de l'aven Fabregoule par un après-midi ... printanier !
Rien de bien folichon : un petit trou souffle un peu d'air et un autre donne après une rapide désobstruction une vingtaine de mètres de 1ère. Les jours de disette, il faut savoir se contenter de peu !

dimanche 12 novembre 2017

Samedi 11 novembre

grotte des CLAUX

Guillaume & Thierry

Retour trois mois après dans cette belle découverte estivale. Objectif : fin de la topographie et fouille des terminus pour évaluer les travaux.



Après le rééquipement du puits et une petite collation, nous partons pour la galerie de la Boue belle.

Après la réalisation de la topo, nous entamons la désobstruction du terminus amont ; mais, allongés dans la boue liquide, l'obstacle se révèle trop résistant sans moyens plus percutants. Nous remontons ensuite la galerie du Papillon. Guillaume parvient à s’immiscer dans la trémie : une petite cheminée de 3 m contient des feuilles et une araignée. La topographie confirmera la proximité du ruisseau extérieur.

 Décision est prise alors d'aller revoir le terminus aval de la galerie du Gazoduc (on range définitivement l'appareil photo vu notre état) ; le conduit est remblayé à 90% mais un espace presque pénétrable est présent au sommet. De plus, plus de Co2 (mesuré à 4% en juillet) et même un petit courant d'air ; après 4 m de progression, nous arrêtons faute d'outil plus adapté et les bras fourbus par une glaise collante mais la suite laisse voir un élargissement.

Au retour, nous décidons de tenter d'élargir l'étroiture au fond de la galerie du Chaos où s'insinue un minuscule ruisselet ; après une désobstruction rapide, je parviens à franchir l'obstacle puis à me glisser sous deux blocs menaçants. Je poursuis dans une belle galerie de 2 x 1 m mais le plafond s'avère être un enchevêtrement de blocs énormes en suspension ! Au lieu de marcher sur les dalles comme à l'amont je me retrouve dessous ! J'avance prudemment jusqu'à un rétrécissement, ce sera suffisant pour aujourd'hui !
Au bout de 6 h, on ressort enduits de la tête au pied...  

mercredi 08 novembre
perte de la Confluence
Benjamin & Thierry
Désobstruction de cette perte repérée depuis longtemps à l'amont du réseau connu de l'aven Syrah.
La perte est comblée à 50 cms de profondeur...

Au bout de deux heures, nous parvenons à déblayer l'accès à un boyau mais deux mètres plus loin une petite coulée bloque le passage. A suivre ...

lundi 6 novembre 2017

vendredi 03 novembre

aven Syrah (entrée historique)

Pat & Thierry

Avant l'arrivée d'un épisode cévenol, je décide d'aller voir ce que donnent les siphons de la rivière du Syrah en cette période de sécheresse. Pat est disponible pour m'accompagner car il ne connait pas cette portion de la cavité, active en permanence.



 La descente du petit puits est vite avalée (enfin presque...) et si le siphon amont n'a guère baissé (un mètre de gagné !) -les tuyaux témoins de la tentative de désamorçage 20 ans plus tôt sont toujours là- le siphon aval laisse place à un conduit accessible à l'air libre !





Enfin pas longtemps ... Pat n'écoutant que son courage, je le laisse tenter le passage au ras du plafond ; mon boitier d'éclairage n'étant pas étanche, je le laisse se sacrifier pour la bonne cause (oh ! la mauvaise excuse).



Une vingtaine de mètres plus loin il bute sur une escalade de 4 m et un étroit pertuis au sol mais l'eau courante a disparu dans la voûte mouillante !






Au retour, Pat rejoue au sous-marin et il est temps d'aller se réchauffer à l'extérieur !




Jeudi 02 novembre
aven du GOULOT
Benjamin, Guillaume, Thierry
Une minuscule fissure est découverte par Guillaume sur le plateau de Labeaume... Après un bref repérage, nous y revenons le jeudi alerté par son auteur qui y a détecté un sérieux courant d'air au coucher du soleil !

 Arrivés sur place nous constatons que Guillaume a bien élargi l'entrée ; nous y travaillons une paire d'heures pour parvenir à franchir 6 m de verticale. Les pierres dévalent, elles, bien plus bas mais il faudra un peu d'huile de coude pour aménager le passage. A suivre...

lundi 30 octobre 2017

Dimanche 29 octobre

Aven SYRAH

Anne-Marie, Pat, Thierry
Benjamin en extérieur

Ce bel après-midi d'automne, j'invite Anne-Marie et Pat à découvrir l'aven Syrah à Chauzon, une belle exploration réalisée en 1995.


L'entrée historique étant désormais rebouchée, nous nous équipons devant l'entrée supérieure aval ; Benjamin ira prospecter, étant en convalescence.




Sitôt le boyau d'entrée franchi, un ressaut se présente mais c'est quasiment le seul équipement obligatoire pour parcourir l'essentiel du trou.




Nous débutons par la galerie "Warmtex", curieuse galerie fossile perchée typique du Jurassique.


L'accès à la partie principale comporte quelques étroitures.


La salle Pommard est le carrefour qui permet d'accéder aux étages inférieurs semi-actifs.



L'étage intermédiaire peut s'ennoyer en seulement quelques minutes ! Curieusement, les gours sont à contresens de l'écoulement principal.


L'étage supérieur présente un panel complet de remplissages.





De belles concrétions ornent les passages, plutôt bien préservées vu visiblement l'absence de fréquentation...

Au retour, Pat explore un boyau ventilé pendant qu'Anne-Marie s'essaye au méandre, tout ceci queutant très vite. 3h30 plus tard nous rejoignons Benji à la nuit tombante. 



     Attention ! l'aven Syrah peut s'avérer dangereux à la moindre crue au vu de la faible distance au versant; l'entrée historique sert aussi de perte au ruisseau subaérien ! A bon entendeur...