lundi 16 avril 2018


Dimanche 15 avril 


Grotte des deux avens ( Vallon Pont d'Arc )

Participants :

 Arnaud Judi, Zoélie et Tao, Helck Rémy et Elisa, Suau Carine et Vermorel Hélios ( Bidon ), Marcon Stéphane ( Vallon ), Gérault Pierre et Ellaïs ( Orgnac).


     Après la sortie du 25 février organisée à la Grotte de St Marcel, nous proposons aux plus jeunes spéléos du département, la visite de la Grotte des 2 Avens de Vallon Pont d’Arc. Le RDV est donné à 10h30 ( on est quand même en vacances ) sous un soleil radieux que nous apprécions tous après plusieurs journées de pluie.


 Une fois l’entrée atteinte, nous nous équipons pour descendre le P10 ( en autonomie pour tout le monde ).



      En bas, la troupe traverse « religieusement » la galerie où quelques chauves-souris sont encore en hivernage pour rejoindre le terminus de celle-ci afin de se restaurer. Pendant ce temps Judi déséquipe le puits d’entrée et équipe le P19 pour la remontée. Une fois le pique-nique avalé, et avec le plein d’énergie ( de vraies piles électriques ces jeunes ) s'en suit un parcours d’étroitures où même Rémy s’essayera avec succès.




     Le retour à la base du P19 n’est qu’une formalité. Quelques rapides explications à la base du puits, mais les jeunes sont pressés d’en découdre avec cette verticale ( à moins que ce ne soit l'attrait du soleil à l’extérieur ). Tous remontent le P19 plein vide aux bloqueurs sans rechigner.



     Et voilà une bien belle journée de spéléo…



lundi 9 avril 2018

Dimanche 8 avril


Grande Perte du Ranc du Boeuf

( Guillaume, Thierry, Pat )

     Lors de notre balade sur le plateau de St Alban il y a 15 jours, Thierry nous avait amenés voir cette grosse perte qu'il connaissait de longue date. Nous avions constaté qu'elle n'était plus totalement bouchée et qu'un petit puits perforait le centre de l'entonnoir terreux. Au fond, nous avions même cru apercevoir la roche mère et le départ d'un méandre...





L'état des lieux il y a 15 jours.


     C'est donc munis d'une pelle et d'une pioche que nous y retournons aujourdhui. Première constatation, ce n'est pas qu'un remplissage de terre mais une trémie avec de gros blocs. Une fois la terre dégagée, nous tombons sur un premier rocher "maousse costaud" de 300 kg qui nous nargue et bloque le passage. Nous ne possédons qu'un burin et une massette... Mais comme au bout du manche il y a Guillaume, le bloc fait déjà moins le malin. 








Obélix sculptant son menhir...

     Au bout d'une heure, la dalle attaquée de toutes parts, a diminué de volume ( et de poids ) et nous parvenons enfin à l'extraire. Evidemment cette traîtresse cachait sous elle un autre mastard-bloc qui a la mauvaise idée de débarouler tout en bas et de se coincer. Deux pédales dyneema aident à le sangler et nous arrivons, non sans mal, à le déloger et le sortir.


     Nous pouvons enfin descendre au fond et remplir nos seaux mais la suite est sous la trémie et, là encore, une grosse lame nous empêche d'avancer... Nouvelle séance de burinage, sanglage et extraction pour accéder à une micro niche sous la trémie.
     La suite est bien là mais la roche mère et le méandre espérés ne sont pas au rendez-vous. La continuation est totalement obstruée par l'argile et les cailloux...





     Après 6 heures de percussions et d'haltérophilie, nous ressortons de notre perte bien cramés et plutôt déconfits.
    De retour à la voiture, nous nous délestons de tout notre attirail et repartons prospecter le lapiaz environnant sous le soleil enfin revenu.  




                                                                                                                                                   Pat

mercredi 4 avril 2018

Lundi 2 avril


Cave Park  
Perte du Père Siffleur

( Thierry, Pat )

     Repérée lors de nos périgrinations sur le secteur, nous revenons visiter cette grotte qui nous avait intrigués.
     Un renfoncement de la route permet de garer la voiture à cinq mètres de la petite entrée masquée par les bosquets.




         Renseignements pris, il s'agit de "Cave Park", une grotte explorée par Belu ( P. Serret ) et E. Gelineau en 2008.
     Le trou est toujours équipé en fixe mais la corde verdâtre à l'entrée nous incite à la prudence et nous rééquipons entièrement. Le boyau d'entrée incliné donne sur un P13 coupé par un gros palier.

Le boyau incliné d'entrée.
Le P13.

     Nous descendons directement au fond qui queute sur un soutirage étroit. A l'opposé, Thierry s'engage dans un boyau désobstrué qui donne sur une petite salle concrétionnée et colmatée; c'est un amont provenant probablement de l'autre côté de la route.

Départ du petit réseau amont au bas du P13.
     Nous rejoignons le palier et équipons le toboggan boueux qui le prolonge. Un petit puits nous dépose dans la "Grande galerie d'argile".

      
     Le volume s'agrandit, il y a même quelques endroits concrétionnés, mais le sol percé de multiples soutirages est lui bien glaiseux.

Les passages bien décorés de la grande Galerie.

     Au bout de la galerie, on bute sur une grande coulée stalagmitique qu'il faut escalader.

La remontée de la coulée .
     Elle se poursuit par un ramping dans un laminoir au sol calcité qui débouche sur un large méandre. Ce dernier se termine par un P3 dont le mousqueton d'équipement a vraiment un salle tête.


Zicral en équipement fixe : No Good !

     En bas, une gamate annonce un ancien chantier de désobstruction : c'est un soutirage étroit où l'eau se perd en crue. Nous sommes au fond de la cavité à - 25 et la suite semble bien aléatoire comme l'attestent les traces de mise en charge.


      Nous quittons le fond avec plaisir car il y a un peu de CO2. Sur le chemin du retour, après la visite d'un petit départ en hauteur équipé en fixe qui retombe dans la grande galerie, nous empruntons en bas du toboggan une grande main courante qui mène à la Salle Ronde.

L'escalade en fixe dans le méandre.
Le méandre vu d'en haut. 
Au sud, une chatière agrandie s'ouvre sur un petit réseau ramifié sans suite.


    Au nord, un joli méandre laisse espérer une belle suite mais au bout d'une vingtaine de mètres le plafond s'abaisse inexorablement, les parois se resserrent et c'est impénétrable.



     Il est à noter que même si nous n'avons rencontré aucun écoulement, la cavité peut se noyer partiellement comme ce fut le cas en 2008 où une mise en charge d'une quinzaine de mètres avait pu être observée.

    Une fois dehors,  pique-nique puis rapide et décevante incursion à la grotte de la Borne qui s'ouvre à une soixante de mètres de l'autre côté de la route. C'est un simple P3 totalement colmaté !

L'entrée de la grotte de la Borne.


     Nous repartons ensuite à une encablure de là pour la Perte du Père Siffleur. Nous y poursuivons la désobstruction entamée la semaine dernière. Nous nous relayons pour sortir en marche arrière les déblais de terre et de blocs qui encombrent le sol en creux du laminoir. Nous arrivons à avancer jusqu'au premier virage, mais là une banquette de roche mère me bloque au niveau de l'épaule et c'est bien dommage car derrière ça à l'air de s'élargir... Mais il faudra revenir avec des moyens percutants pour pulvériser cette foutue protubérance. J'enrage de ne pas arriver à voir la suite... Je ressort chercher une longue branche de 3 mètres au bout de laquelle je fixe mon appareil à l'aide de mes élastiques de bottes, avec le retardateur et le flash je vais enfin savoir... 
    Sur la photo la suite toute noire a l'air gigantesque... mais l'araignée au plafond donne l'échelle et je suis bien obligé de reconnaître que je me suis un peu emballé...

Super on a avancé de deux mètres !
Mais même en marche arrière ça coince...

La suite... immense
                                                                                 
 Thierry & Pat


mardi 27 mars 2018

Lundi 26 mars

Plateau de St Alban

( Gillou, Pat, Patrick, Thierry )


Dès le départ, Gillou est insatiable et trouve de suite un petit trou au bord du chemin ; il s'y engage et s'arrête sur un crâne devant une étroiture ! Pat le suit et ce trou Cranibus se révélera modeste, quant au crâne ... du mouton peut-être !


Ovis aries cranibus ?

Le trou Cranibus

Puis direction la perte qui fascine tant Pat pour tenter une désobstruction.




Gillou à l'oeuvre : ça déménage...



Gillou se démène une fois de plus pour agrandir la fissure qui peut juste contenir ... Pat en hauteur et largeur ! Bon la suite paraît millimétrique...
Direction ensuite la Grange aux Pères où au bord de la piste s'ouvre une vaste doline marquée par deux puits dont l'un très vaste et ... rempli de déchets de toute sorte !





Les deux puits de ce qu'on a appelé l'aven Peugeot du nom d'un réservoir de cyclomoteur qui n'est peut-être pas un Peugeot finalement ! Et puis ce trou est tellement accessible (et pour cause) qu'il a peut-être un autre nom ?

La suite de la piste révèle dans chaque fissure de lapiaz les poubelles les plus diverses ( bois, chaîne hi-fi, télé, ... ) jusqu'à l'apothéose : la perte de la Grange aux Pères !




Quelle honte de voir cette décharge à ciel ouvert en 2018, encore utilisée comme le prouvent certains dépôts, alors qu'on nous assomme de normes environnementales de plus en plus sévères. Comment une collectivité territoriale peut-elle laisser faire un tel désastre en plein milieu karstique ???
Et la loi Martel du début du XXème siècle ?
On a l'impression de vivre 50 ans en arrière ! Et les lapiés tout autour de la route de Notre-Dame à St Alban ne valent pas mieux !

     Sur le chemin du retour, nous avisons une doline qui paraît bien alléchante et au fond de laquelle, malgré les oiseaux de mauvaise augure, Pat s'attaque avec Gillou à un laminoir dont la désobstruction est à poursuivre.

La grotte du Père Siffleur est née !

lundi 26 mars 2018

Samedi 24 mars 


Secteur de St Alban

( Thierry, Pat )

     Nous revenons dans notre forêt moussue pour voir ce qui se cache au fond de l'aven de la Dalle Penchée où l'étroiture d'entrée n'avait pas pu être franchie la dernière fois.

La jungle Ardéchoise...
      Aujourd'hui, grâce au perfo flambant neuf de Thierry, nous pourrons plus facilement régler le compte de ce fichu bombement. Mais il résiste bien et il faudra nous acharner une bonne heure pour ouvrir le passage.




     Ce coup ci, ça passe sans problème mais en bas c'est bouché de toutes parts et je bute sur deux soutirages impénétrables après avoir passé une nouvelle étroiture...





     Après un rapide casse-croûte, nous partons vers une autre cavité prolongée par le SCA en 1997. Son esthétique P12 d'entrée est un régal; mais en bas la suite est totalement obstruée par un mélange de terre et de débris végétaux.



Le très beau P12 d'entrée qui doit copieusement arroser en crue !
     Nous entamons le dégagement du passage à grands coups de pelle. Une heure plus tard, l'étroiture est ouverte et nous pouvons rejoindre la petite galerie boueuse qui débouche ensuite sur un laminoir terreux. 

Au bas du puits le siphon de terre. 






     Un petit ressaut, et nous mettons les pieds dans un sympathique actif qui sort d'un minuscule siphon. Nous suivons l'aval de la rivière sur une quinzaine de mètres avant qu'elle disparaisse dans un siphon impénétrable.

La petite rivière.




Le siphon aval.

     De retour vers la galerie d'entrée, nous nous engageons dans la suite prolongée par le club il y a 20 ans. Elle est défendue par un laminoir terreux qui s'est bien sédimenté depuis... Il faut dire que la mise en charge peut concerner toute la cavité  !
     Derrière, c'est un peu plus large et je stoppe finalement sur une voûte mouillante déjà notée sur le croquis réalisé par Thierry à l'époque. Sachant qu'il faut se mouiller entièrement, je laisse la suite, déjà vue, pour une prochaine fois.


La voûte mouillante bien remplie aujourd'hui. ( Ma botte à droite )
     La fin de la journée est consacrée au repérage et pointage de diverses cavités pour le fichier. Nous terminons notre périple par la visite de l'aven Roche où un alléchant trou souffleur mentionné sur la topo de Gilbert et ses acolytes nous attire...
     L'aven s'ouvrant au bord de la route nous descendons au milieu de divers détritus hétéroclites ( cuvette de WC, enjoliveur, bouteilles, etc... ). Après le passage de quelques étroitures nous arrivons en face de ce fameux trou souffleur.       Nous constatons : qu'il ne souffle pas du tout, qu'on pourrait le boucher avec la main et que nous sommes dans un réseau cutané à 5 m sous la surface qui se noie en grande partie... Notre enthousiasme initial descend d'un cran et, vu la beauté du site, nous décidons unanimement de ne plus jamais y revenir...


L'entrée de l'aven Roche ( après nettoyage ! )
Le décoiffant trou souffleur... ( la petite tache noire à gauche du casque )
                                                                       Thierry & Pat