mercredi 16 août 2017

Du samedi 29 juillet au dimanche 6 août 2017 :

 

Camp Gorges du Tarn ( La Malène - Lozère )

 

41 participants

ARNAUD Judicaël, Zoélie, Tao, Lison, COLINET Florence, ARNAUD Cyrile et Colline, BERGER Mathieu, CORNU Elodie, Garice, Adélaïde, BROSSAUD Fiona, DESNOS Benoit, FLOURET Clément, Emily, Maïlie, Roméo, HELCK Rémy, Alice, Elisa, HAYE Marion, Eva-Lior, PASCUAL Olivier, JOURET Jérôme, Stéphanie, Lili-Rose, Capucine, LE BAUD Corinne, LONGIN Christophe et Sarah, SUAU Carine, MINOT Charly et Julia, THOMINE Cédric, Elise, Anna, Oskar, VERMOREL Helios et Eole, Jean et Laurent ( 2 copains à Marion ).

     Après une session dans le Dévoluy en 2016 qui nous aura permis de terminer l'exploration du Chourum Lily-Rose à la cote - 510 m, nous avons choisi un secteur géographiquement plus proche afin de poursuivre éventuellement les explorations en dehors de la période du camp estival et plus accessible pour nos membres les plus jeunes.

JOURNAL DU CAMP :

Samedi 29 juillet :

     En ce jour de chassé-croisé, les plus courageux partent dès 9h d'Ardèche. Après un pique-nique au bord du Tarn à St Enimie, nous rejoignons le camping municipal du Pradet à La Malène, en début d'après-midi.

 

Installation de notre camp de base. 

Dimanche 30 juillet :  

     Prospection sur le causse Méjean en suivant les indications publiées dans "BAUMAS 2016", ouvrage remarquable du CDS Aveyron qui fait l'état des lieux des découvertes ou travaux sur les Grands Causses ces dix dernières années. Jérôme, Mathieu et Benoit revoient plusieurs cavités dont l'Aven du Bouredon qui s'avère intéressant.
 

 
Les autres restent au camping et profitent de la fraîcheur du Tarn.

 Lundi 31 juillet :

     Aven de la Barelle ( Jérôme, Lili-Rose, Capucine, Fiona, Colline, Florence, Marion, Clément, Maïlie, Benoit et Carine ) : visite de cette classique du Causse Méjean jusqu'à la base des puits ( - 88 m ). Le dernier puits est fort impressionnant et la remontée s'effectue de manière efficace bien que certaines participantes soient au début de leur carrière spéléologique ( ou en reprise tout en souplesse ). Benoit découvre les joies de la spéléo au féminin : ça jacasse autant au dessus qu'au dessous !

     



     


     Pour les autres, c'est la balade jusqu'à Hauterives, petit village en rive gauche du Tarn uniquement accessible à pied ou par une tyrolienne depuis la route.

Vue du village d'Hauterives depuis le bord du Tarn.

 Mardi 1er août :

     Grotte de la Clujade : (Judicaël, Zoélie, Tao, Mathieu, Elodie, Garice, Adélaïde, Clément, Emily, Roméo, Rémy, Alice, Elisa, Marion, Eva-Lior, Carine, Charly, Julia, Helios, Eole, Cédric, Elise, Anna, Oskar) : La cavité est une résurgence temporaire qui draine une partie du Causse du Sauveterre. Elle s’ouvre au bord de la route en rive gauche du Tarn, ce qui facilite la marche d’approche. La cavité n’est accessible qu’à l’étiage, des siphons temporaires bloquent le plus souvent l’accès à plus de 4 Km de galerie. A notre arrivée, la violence du courant d’air ne laisse aucun doute sur le fait que les siphons sont désamorcés. Il doit sans aucun doute exister une sortie sur le plateau du Causse du Sauveterre. Nous progressons lentement avec cette tribu d’enfants, d’autant que le parcours est parsemé de mains-courantes pour éviter de se mouiller… Nous atteignons la galerie du Métro et faisons demi-tour. TPST = 3h.

Une tribu en partance pour la Clujade.


Prospection Causse Méjean : Benoit, Jérôme et Christophe se baladent et trouvent une fissure avec un important courant d’air soufflant dans un vallon descendant de la Gressette en direction de la ferme de la Cavalade.

Mercredi 2 août :

     La journée est consacrée à la descente des Gorges du Tarn entre la Malène et le Pas de Souci.
Bien moins compliquée que la descente des Gorges de l’Ardèche, le parcours est tout autant spectaculaire et agréable, dans une eau fraîche et transparente coulant dans un décor grandiose.

Descente des gorges du Tarn.


Aven du Bouredon : Après la descente des Gorges du Tarn, Jérôme et Mathieu effectuent une séance au fond de la cavité.

Jeudi 3 août :

Grotte du Coutal (Jérôme, Lili Rose, Capucine, Fiona, Colline, Florence, Marion, Clément, Emily Maïlie, Benoit) : Encore une résurgence temporaire du Causse du Sauveterre qui alimente le Tarn par la source du Rouveyrol en contre bas. Sortie principalement filles, la preuve en est avec la perte de Flo et Elodie sur la marche d’approche, puis celle de Marion et Emily à l’intérieur. Benoit et Clément iront les sauver pendant que nous leur concoctons une petite frayeur en faisant le noir absolu et en leur faisant le classique « bouh » !!! Qu’est-ce qu’on s’amuse ! Et quelle joie de déguster les pâtes chinoises mangeables uniquement sous terre. Notre exploration du réseau Provence est stoppée sur manque de corde après avoir passé une chatière ensablée qui a déjà éliminé 2 concurrentes et fait psychoter d’autres. Dommage la rivière souterraine n’était qu’à quelques mètres !

Balade matinale sur le Roc des Hourtous pour Rémy, Alice, Elisa, Judicaël, Lison, Zoélie, Laurent et Olivier. Après une balade à Saint-Chély, Christophe, Mathieu, et Cédric décident de commencer l’ouverture de cette fissure soufflante découverte le 1 août. Ils sont accompagnés par quelques jeunes du camp…

A gauche : la cascade des résurgences de St Chély. A droite : les jeunes en action sur une fissure soufflante du Causse Méjean.


Vendredi 4 août :

Micropolis (la cité des insectes) : les plus jeunes partent visiter ce parc consacré aux insectes. Une superbe journée pour ces derniers qui se sont initiés aux phasmes, mygales, abeilles  et autres sympathiques bestioles en passant par les plantes carnivores. Le parc extérieur digne du « Vallon du Villaret »  restera gravé dans les mémoires comme un moment fort. Nous parvenons même à nous en sortir sans leur acheter de souvenirs !

Aven de Hures : Clément et Christophe équipent la cavité jusqu’à -205m.

Aven de la Gressette : Judicaël et Jérôme poursuivent l’ouverture.Ils sont ensuite rejoins par Mathieu et Benoit (qui sont allés faire une séance supplémentaire à l’Aven du Bouredon, puis par Cédric et Cyrile qui vient d’arriver au camp. La fissure à l’origine impénétrable fait maintenant 3 mètres de profondeur, pour 1 mètre de large… le courant d’air soufflant est toujours présent et important.

A gauche : les enfants à Micropolis. A droite : la "fissure" après une journée de travail.


Samedi 5 août :

Aven de Hures (Jérôme, Lili Rose, Florence, Marion et Benoit) : Déséquipement de la cavité.Une bien belle classique appréciée de tous. TPS = 5h et un fessier raffermi à la sortie.



Grotte de Castelbouc n°4 (Judicaël, Zoélie, Tao, Cyrile, Colline, Clément, Roméo, Cédric, Elise, Anna, Oskar, Mathieu et Garice, Clément et Roméo) : C’est un ensemble de cavités qui s’ouvre dans le village pittoresque de Castelbouc. L’ensemble, constitue l’une des plus importantes résurgences du Causse Méjan drainant celui-ci jusqu’à l’Aven de Hures et du Pic d’Usclat. Il faut traverser le village pour rejoindre l’entrée supérieure. Après une heure de crapahut nous atteignons les grandes galeries de Castebouc qui font sa réputation. Nous poursuivons jusqu’à la salle rouge pour les plus petits et jusqu’au fond pour quelques grands. TPST = 3h.

Pause goûter à Castelbouc.


Dimanche 6 août :

Aven du Bouredon : Jérôme et Christophe partent au petit matin effectuer une dernière séance au fond de la cavité.

Démontage du camp et départ pour les derniers vers 14h après un dernier bain dans le Tarn …
La bise à Helmut et en avant les lessives !!!

Pour le S.C.A. 
Flo & Judi


samedi 12 août 2017

Lundi 31 juillet & jeudi 03 août
Thierry
vendredi 11 août
Judi & Thierry
Aven des Côtes
Reprise du travail topographique entrepris l'été 2016.
Après avoir creusé une mini-tranchée pour vidanger les laisses d'eau quasi-siphonnantes dans l'extrême-amont, déblayé près de 7 m de remplissage sablo-argileux des dernières crues, reprise de la topographie dans un laminoir sévère puis désobstruction sous une coulée barrant le passage. Ensuite la galerie se dédouble : un aval se poursuit et Judi pousse une cinquantaine de mètres au-delà du terminus topo amont. A suivre mais le cap des 3 kms topographiés n'est plus un leurre avec 2926 m et un trou qui continue avec le zef.
A noter que tout se noie intégralement en crue et il n'y a pas d'échappatoire...
L'accès au boyau Xtrem peut être rendu inaccessible par une arrivée d'eau issue de la grande galerie.
Plus de 200 m de ramping sévère sont nécessaires pour atteindre le fond actuel ; de quoi dégoûter de la position allongée pour un moment !

lundi 31 juillet 2017

Samedi 29 juillet
Anne-Marie, Pat, Thierry
grotte des CLAUX
Retour aux Claux pour poursuivre l'exploration. Pendant que je m'attelle à topographier les galeries reconnues le 21, Pat s'emploie à concevoir des photos de bien meilleure qualité avec le matos adéquat, Anne-Marie servant de modèle.

Le débouché de la "Spirale du Buis" dans la grande galerie du Gazoduc demeure un moment privilégié !

L'hétérogénéité des strates explique la mauvaise tenue mécanique de la roche et l'importance des remplissages.

La descente vers l'aval suit le pendage ; la remontée provoque toujours un certain essoufflement. Le détecteur emprunté au CDS 07 confirme la cause : 2,5% de Co2 au fond contre 2 pendant la descente...
L'amont présente vite des sections plus modestes.
D'autant que le conduit se scinde en deux branches. Un boyau s'ouvre au plafond au-dessus d'Anne-Marie et s'arrête sur étroiture mais un gros écho se fait entendre au-delà...

Anne-Marie s'amuse avec les animaux de la grotte : le saurien et le papillon !
Si les deux galeries buttent sur des trémies, le courant d'air est bien présent et le taux de Co2 bien moindre : 0.2% !
La désobstruction envisageable risque d'être exposée mais on verra plus tard.
On se retrouve après 3 h de topo/photo pour une rapide  collation au bas de l'échelle puis direction la galerie latérale de l'Os pour ouvrir le départ du ressaut et équiper la descente, munis de nos appareils photo tout terrain.

Les banquettes obstruant le passage sont vite pulvérisées et l'échelle bricolée par Pat (parlez lui du plantage de spits dans le bathonien !) permet de prendre pied dans une jolie galerie concrétionnée et semi-active.


Enfin un peu de variété dans le paysage mais notre état laisse quelques traces.

Mais horreur ! Ici l'écoulement laminaire en crue a gavé consciencieusement les gours d'une superbe argile fine !


L'environnement est vraiment original ; admirez le genou/main dans la progression ! Je m'engage dans un boyau, allongé sur un lit d'argile et d'eau, pour bloquer sur un plancher concrétionné obstruant en partie la suite ; derrière, le trou noir avec du zef !
La galerie aval est plus "classique" et là c'est au tour de Pat de s'engager dans un étroit pertuis pour bloquer aussi sur une étroiture ponctuelle. Curieusement cette branche souffle aussi. 
Au bout de 7 h nous ressortons à chaque fois plus surpris de ce que cette curieuse grotte nous réserve.



vendredi 28 juillet 2017

Mercredi 26 juillet

Judi, Pat & Thierry

aven de la Rainette

Judi nous ayant proposé de l'accompagner pour récupérer une sonde Reefnet dans le réseau Shadocks/Rainette, c'est avec impatience que nous partons pour découvrir cette remarquable 1ère qui commence à prendre une ampleur certaine sur le département !

La modeste entrée a été repérée par ARVA par le biais d'une autre entrée.


L'accès à la branche principale est facilité par des aménagements adéquats et un désobstruction au top !


Typique de ces réseaux jurassiques, la cavité ne pardonnerait pas à la moindre crue et ce n'est pas la facilité de progression qui doit conduire à une imprudence mortelle !


L'eau et la boue sont omniprésentes mais le cheminement vers les siphons amont est vraiment agréable en dehors des différences de niveau de plancher sous l'eau rendue boueuse conduisant les spéléos à des rétablissements acrobatiques.
Judi admirant son électro-cardiogramme ?  Non, des stylolithes ! " Surfaces (ressemblant à une ligne irrégulière écrite au stylo) résultant de la dissolution d'une partie de la roche où ils se développent à la suite de fortes pressions. L'origine de dissolution peut être sédimentaire où tectonique..."


Si la cavité est peu concrétionnée, ce sont les volumes qui impressionnent avec parfois des sections que nos petits appareils ne peuvent pas saisir.

Judi prend quelques mesures de Co2 (0.8 à 1.2 %) puis nous partons à l'aval, beaucoup plus court, quérir la sonde ; nous terminons la journée en allant récupérer d'autres sondes comme à l'évent des Cascades (l'aspect de la photo est du au fait que l'appareil de Pat a pris l'eau !).
Félicitations à tous ceux qui ont opéré sur cette zone, c'est vraiment un travail remarquable !